Max Snow, The Lady of Shalott

The Lady of Shalott, une légende arthurienne vue par le photographe Max Snow

Le photographe américain expose la série “The Lady of Shalott”. Retour sur la légende arthurienne en quelques clichés noir et blanc de femmes nues aux regards voilés ou occultés. Pour cette première exposition à Paris, l’artiste rappelle l’histoire d’une femme isolée, racontée dans le poème The lady Shalott, écrit en 1948, par le romantique Alfred Tennyson.

Le poème écrit en 1842 conte la malédiction d’une femme amoureuse de Lancelot mais condamnée à l’isolement. Elle ne peut voir le monde qu’à travers un miroir et se met à tisser une tapisserie selon sa vision déformée. La femme malheureuse, figure romantique plut aux préraphaélites. On doit à John William Waterhouse les interprétations de ce mythe. Plus rare à notre époque, le photographe voguant dans la sphère de la mode (proche de Purple et des magazines de mode arty, mari de la styliste Vanessa Traina) et appartenant à la famille de l’art contemporain (frère cadet du regretté Dash Snow, descendant rebelle du clan de Menil, famille de riches mécènes) l’utilise à nouveau comme une allégorie de l’artiste : un être en marge du monde et créatif dont le regard différent permet d’en donner une nouvelle vision.

The Lady of Shalott du max Snow chez Colete du 7 janvier au 2 février 2013.

Le poème original ICI